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MISCAN’PLUS : FAIRE CONNAITRE LES ATOUTS DU MISCANTHUS

  • Photo du rédacteur: Marc Lohez
    Marc Lohez
  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture

Outil d’autonomie et de diversification pour les agriculteurs, production énergétique et de matériaux biosourcée, lutte contre l’érosion et protection des eaux, Miscanthus giganteus fait l’objet d’une série de webinaires accessibles à tous sur la culture et ses utilisations classiques proposée par le programme Miscan’Plus en ce printemps 2026



Le miscanthus prêt à être récolté. Crédit photo Ludivine Mignot / chambre d'agriculture des Pyrénénes Atlantiques
Le miscanthus prêt à être récolté. Crédit photo Ludivine Mignot / chambre d'agriculture des Pyrénénes Atlantiques

Avec ses belles cannes de 3 m de haut, on pourrait croire à une plantation sucrière des îles, mais le miscanthus, cette autre graminée venue de loin, ne vous fournira jamais de quoi faire du rhum ; son intérêt est ailleurs, et il est multiple. Originaire d’Asie, il fait une apparition en métropole dès les années 1990, sa progression est toutefois lente avec un peu plus de 10.000 ha cultivés en 2024. Cette culture pérenne nécessite une préparation soignée du sol et un travail de désherbage vigilant au début. Mais ensuite, il fournit une vingtaine d’années de récoltes annuelles, avec une productivité importante dans de bonnes conditions et des besoins limités en intrants. Giganteus est enfin un hybride non invasif qui peut laisser la place à une autre culture après ses années d’exploitation.

 Depuis plusieurs décennies, les expérimentations se sont multipliées afin d’étudier le potentiel de cette plante pour fournir de la biomasse énergie et des matériaux biosourcés, mais aussi les services qu’elle peut rendre à l’environnement.

Dans les années 2010, le Réseau Mixte Technologique biomasse et territoires a regroupé les travaux de différents organismes de recherche et de développement concernés par ce domaine : dès la fin de la décennie précédente, le potentiel du miscanthus en tant que source de bioénergie avait été testé, notamment la combustion des cannes sèches dans des chaufferies.

Parmi les nombreuses études soutenues ou encadrées par les chambres d’agricultures, on peut évoquer celles de la Bretagne avec l’utilisation comme paillage horticole ou de la Normandie qui a permis de montrer l’intérêt de cette plante pour la production de litière à la fois en termes de qualité et d’économie. Dans la même région, le programe Innobioma a exploré les synergies entre ces qualités énergétiques et techniques du miscanthus et la protection de l’environnement : sa culture permet de lutter contre l’érosion et de protéger les zones de captage des eaux.

Les tests montrent également la dimension et les enjeux locaux de la production du miscanthus, très pertinente pour couvrir les besoins en litière d’un éleveur de façon autonome, mais qui s’inscrit également bien dans des projets territoriaux associant producteurs et collectivités locales pour les besoins énergétiques et la protection des ressources en eaux.

Les communications du programme Miscanplus se présentent sous la forme de cinq webinaires grand public d’une demi-heure chacun, avec un tour d’horizon qui va des conditions de culture aux atouts environnementaux en passant par ses principaux usages sans oublier les limites du miscanthus. Les enregistrements seront ensuite disponibles sur la chaîne Youtube de la chambre d’agriculture de la Nouvelle Aquitaine qui pilote le projet. Un webinaire spécifique est prévu pour les conseillers des chambres d’agricultures.



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