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Filleule des Fées : le pionnier du thé dans l’hexagone

  • Photo du rédacteur: Marc Lohez
    Marc Lohez
  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

(Crédit photo : Filleule des fées)
(Crédit photo : Filleule des fées)

Il y a près de deux cents ans, le botaniste Jean-Antoine Guillemin de retour du Brésil suggérait d’introduire la culture des théiers en Bretagne. Camellia sinensis fait donc partie de la grande famille des acclimatations engagées ou proposées au XIXème siècle ; il semble qu’il n’y eut guère de suite à l'époque pour cet arbuste.   Mais c’est dans cette région que s’épanouit depuis de nombreuses années un jardin de thé qui constitue aujourd’hui un repère pour les producteurs de thé en France, à la fois lieu de production de visite, de dégustation et de formation.

Rapport de M. Guillemin,... sur sa mission au Brésil, ayant pour objet principal des recherches sur les cultures et la préparation du thé et le transport de cet arbuste en France, 1839,crédit photo : Gallica
Rapport de M. Guillemin,... sur sa mission au Brésil, ayant pour objet principal des recherches sur les cultures et la préparation du thé et le transport de cet arbuste en France, 1839,crédit photo : Gallica

Quand Denis et Weizi Mazerolle ont planté des théiers dans le Morbihan il y a vingt ans, ils ont lancé une aventure fondatrice dans l’hexagone. Il ne s’agissait pourtant à l’époque que d’un essai pour produire une petite quantité destinée à la consommation personnelle. Mais le résultat des premières récoltes s’est avéré intéressant, les plantations se sont étendues, avec une volonté d’expérimentation multiple à la fois quant aux variétés et aux types d’implantation. L’activité personnelle s’est alors transformée en projet professionnel, avec aujourd’hui six hectares cultivés sur quatre sites et une production qui dépasse les 150 kilos. Entre temps, Denis Mazerolle est devenu une figure incontournable dans la famille en expansion rapide des producteurs de Thé; nombre des théiers plantés en métropole sont issus des cultivars acclimatés dans le Morbihan  ; il est également à l’origine du projet Fier’Thé piloté par la station du Caté qui explore les pistes techniques pour éclairer la route des futurs théiculteurs du pays. Mais les tests menés dans le cadre de ce programme ont également mis en avant la grande qualité des productions existantes dans l’hexagone.  Et c’est bien l’objectif de Denis Mazerolle quand il transforme sur place les feuilles cueillies dans son exploitation : obtenir un grand cru, un thé d’excellence. Les thés bretons se déclinent sous une large gamme de couleurs : du blanc au noir en passant par les thés verts et oolong . Passionné de thé, Il s’inspire des grandes traditions des pays d'Extrême-Orient où il a beaucoup voyagé pour se former.

Crédit photo : Filleule des Fées
Crédit photo : Filleule des Fées

Cette culture du thé, à tous les sens du terme, est partagée avec le public lors de l’ouverture du jardin de thé de Languidic chaque été, qui suit une fête du thé en mai. En plus des visites et des dégustations dans la boutique éphémère, il est possible de s’initier à la fabrication du thé vert en une journée, de la cueillette au produit fini. L’exploitation pionnière du Morbihan est également un lieu de formation professionnelle sur la base d’une semaine avec différents modules proposés tout au long de l’été.



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