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LA PALME DU COIN : DES MOUCHONS AU PAYS DU CANARD GRAS

  • Photo du rédacteur: Marc Lohez
    Marc Lohez
  • 5 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Actualité : cet élevage, en difficulté, doit être soutenu : contribuez à la campagne de collecte Ululle

Ces animaux bouclés qui depuis quelques années trottinent à l’air libre du Finistère au Lubéron et de l’Ardèche aux Pyrénées ne sont pas des moutons : les mangalica (prononcez mangalitza) sont issus d’une des plus anciennes races porcines d’Europe, originaire des steppes de Hongrie dont le milieu rude explique sans doute en partie les caractéristiques hors du commun de ce cochon que l’on surnomme souvent « mouchon » tant sa silhouette peut prêter à confusion de loin. Quand Florent et Jennifer ont découvert le mangalica, ils sont immédiatement tombés sous son charme. Il s’agissait pourtant d’un deuxième défi de taille pour ce couple qui n’était pas issu du monde agricole et qui s’était lancé dans l’élevage du canard gras en partant de zéro il y a une douzaine d’années.

Objectif zéro déchet


Mais le cochon laineux présentait de belles perspectives de diversification dans le contexte très incertain de l’élevage avicole : Le mangalica offre une expérience unique à la fois visuelle et gustative. Un atout agri-touristique de taille pour cet élevage situé à Brassempouy à deux pas du musée de la Préhistoire. Rustique, à la croissance très lente, sa viande présente surtout une saveur inégalée, un fondant apporté par un gras riche en oméga 3 que l’on va retrouver aussi bien dans la viande à griller que dans les salaisons. Le pari de la palme du coin, c’est de pousser cet élevage le plus loin possible dans une logique de recyclage, et d’abord pour l’alimentation des mouchons. La plus grande partie de leur nourriture vient des fruits et légumes invendus de commerces du secteur… dont un magasin de producteurs qui commercialise les produits issus des mangalica de Brassempouy. La rusticité du mouchon permet un élevage  en plein air et un pâturage sur des prairies sans pesticides, où grâce à la rotation, les porcs finissent par retrouver les repousses issues des graines des légumes   consommés quelques mois plus tôt. Il leur manque encore un peu d’apport nutritif ? Qu’à cela ne tienne, voici des drêches de bière venue d’un brasseur des Pyrénées Atlantiques. Rien ne se perd, rien ne se crée- à part la qualité-, tout se transforme  décidément ! Pour aller plus loin, le couple dont les canards bénéficient déjà du Label Rouge s’est engagé dans le processus de la certification bio.

Bien présents sur les marchés locaux, les produits de la palme du coin sont également à déguster à la ferme ou lors d’événements. Mais malgré l’esprit d’innovation de Jennifer et Florent et les efforts déployés, les difficultés se sont accumulées : la grippe aviaire, la hausse du prix de l’énergie, les dettes accumulées ont rendu les problèmes financiers de plus en plus difficiles à surmonter. La ferme est en péril et a opté pour une collecte de la plateforme Ulule pour éviter un arrêt de l’activité : un bon moyen pour soutenir une exploitation remarquable et de jeunes agriculteur dans un secteur ou comme ailleurs la diminution des actifs agricoles est un enjeu majeur.


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